J'avais vu 8 femmes. J'avais apprécié le jeu des actrices puisque c'était la seule chose volontairement mise en avant. J'ai voulu regarder swimming-pool. Je me suis accrochée aux longueurs d'un film prétentieux, j'ai poussé jusqu'à la fin, attendant le moment qui m'aurait fait me dire "Ah , c'est pas si mal, finalement". En vain.
Mettons de côté l'incongruité de certains moments, comme celui où Sarah part chercher et trouve le journal de Julie, journal dont elle ignorait l'existence, mais la découverte d'une culotte blanche à fleurs bleues lui aura susurré d'aller fouiner, au cas où elle trouverait le fameux journal.
Essayons de ne pas nous lasser de voir Ludivine Sagnier exposer son corps sous toutes les coutures, bimbo-lolita inintéressante, se tapant des mecs de plus en plus moches, finissant par tuer celui, le plus potable, qui se refuse à elle, tout ça parce qu'il préfère la vieille, frigide, qui écrit des polars dans lesquels elle peut s'adonner à toutes sortes de perversités enfouies, qui finit par déballer tous ses vices, sexualité variée, cannabis, alcool, nourriture riche... Mouais...
Bouchons-nous les oreilles à la pauvreté des dialogues, à l'accent anglais épouvantable (j'ai, du coup, jamais réussi à imaginer Charlotte Rampling en anglaise parlant à peine le français, elle avait l'accent de la plupart de mes profs d'anglais, et c'est dire…) Bref, quand on écarte tout ça, que reste-t-il? Rien. Ou pas grand-chose. Des clichés.
Reste la piscine, personnage important, le plus important. Un rôle de composition. De décomposition. Au choix. Envahie de feuilles, ou limpide. Avec une bâche ou sans. Un petit matelas rouge gonflable pour la touche finale.
J'ai regardé le début de 5fois2. Marrant comme ça m'a donné le même malaise. J'ai enregistré pour plus tard.