dimanche 16 novembre 2008

Je suis sûre que je manque quelque chose. Je manque de tout. De rien.
Je n arrive décidément pas à franchir les pas.
Je reste enfermée à l intérieur. Au plus profond de l ombre qui me suit.
Et ça me dévore.
De l intérieur au départ, puis ça finit par grignoter l enveloppe.
Je dois me cacher pour penser.
Du lit à la terre, je me délite, délétère.
Retour à la terre pas ferme du tout.

J ai perdu quelqu un en chemin.
Je me suis égarée aussi.
Je ne peux plus revenir en arrière.

lundi 25 août 2008

Je ne sais pas si j ai vraiment envie de revenir.
Je n ai plus de mots. J ignore encore si c est moi qui les fuis ou s ils m ont abandonnée.
Là, en chemin.
Je suis fatiguée de croire. Croire l incroyable.
Avaler des couleuvres. Avaler la pilule.
Faire comme si de rien n était.
Plus d envie.

Même pas l envie d écrire.

mardi 20 mai 2008

allez vas-y écris tes conneries... deviens ceux que tu fustiges... laisse-moi pleurer dans mon coin...

Tu avais toutes les cartes en main. Tu en fais ce que tu veux.

La différence c est que moi j ai jamais échangé un http contre une soirée avec toi. Comme ce soir.

A bon entendeur.





Je vais trouver un somnifère... ça va aider... après tout l alcool que j ai ingurgité...
Je dois assurer demain. je n ai pas le choix.

Atavisme...

Elle me gonfle. Deux fois que je lui raccroche au nez. "Écoute tu as un gros problème !". Ben, oui. Et apparemment ce n'est plus à toi que je vais en parler. Je ne te veux plus comme confidente. Je veux retrouver mes amis. Je suis un monstre en ce moment. J'en ai bien conscience. Mais tu vois, je n'ai pas envie de l'entendre. Encore moins de ta bouche à toi. De la sienne à lui, ça me paraît plus normal. Toi, tu ne sais pas. Tu interprètes. D'accord c'est ce que je fais de mieux, toujours dans le mauvais sens. Mais toi, je ne sais pas ce que tu décortiques. D'accord, je merde. Tout. Surtout ce qui me tient le plus à cœur. Lui. Nous. Mais je merde tout le reste, si tu savais. Le boulot. Ma santé. Et pour une fois que je ne merde pas un morceau de flûte, je te le dis, mais tu t'en fous. Tout ce que tu me dis c'est que j'ai un problème…Que s'il s'en va, je l'aurai bien mérité. C'est sûr, toi, le tien, il n'est pas parti. Il est resté bien là, pas toujours sagement. Loin de là. Mais tu es restée. Tu n'as rien dit.

Et je crois, après toutes ces années, c'est la première fois que je ne veux pas te ressembler.

Je m'y prends mal. C'est tout.


Et comme je suis ravie que tu ne lises pas ce blog, je vais me racheter des clopes...


20h52
Bon ce n'est pas parce que tu viens de rappeler, en adoucissant les choses que je vais changer d'avis.
Malgré tout, je suis heureuse que tu aies pu avoir une discussion sur l'avenir avec lui. Sans cris.
C'est avec une grande joie que je sortirai avec toi au ciné ou au théâtre quand tu seras ici.

L'amero, saro costante

Bon avec tout ça, je n'ai pas travaillé ma flûte. Cata en perspective pour l'audition de ce soir...

Plus tard... Ouaww. j'suis contente!!! J'ai assuré!!! Disons que je ne n'étais pas mécontente de moi mais bien davantage après les compliments de la prof de piano avec qui je jouais. Voilà une femme que j'apprécie. Pas pour ses compliments, non. Pour ses encouragements, ses remarques judicieuses. Plusieurs années que je joue de temps en temps avec elle. Elle est zen. Ce soir, avant de jouer, j'ai beaucoup parlé avec elle du stress, du trac. Ça m'a fait du bien de déverser à quelqu'un un peu de mes angoisses. Du coup, je stressais moins. Juste le petit pincement quand je suis arrivée derrière le pupitre. Celui qui fait un peu de bien.
Pour une fois, j'aurais bien aimé que quelqu'un vienne m'écouter...

plouf!

J'avais vu 8 femmes. J'avais apprécié le jeu des actrices puisque c'était la seule chose volontairement mise en avant. J'ai voulu regarder swimming-pool. Je me suis accrochée aux longueurs d'un film prétentieux, j'ai poussé jusqu'à la fin, attendant le moment qui m'aurait fait me dire "Ah , c'est pas si mal, finalement". En vain.

Mettons de côté l'incongruité de certains moments, comme celui où Sarah part chercher et trouve le journal de Julie, journal dont elle ignorait l'existence, mais la découverte d'une culotte blanche à fleurs bleues lui aura susurré d'aller fouiner, au cas où elle trouverait le fameux journal.

Essayons de ne pas nous lasser de voir Ludivine Sagnier exposer son corps sous toutes les coutures, bimbo-lolita inintéressante, se tapant des mecs de plus en plus moches, finissant par tuer celui, le plus potable, qui se refuse à elle, tout ça parce qu'il préfère la vieille, frigide, qui écrit des polars dans lesquels elle peut s'adonner à toutes sortes de perversités enfouies, qui finit par déballer tous ses vices, sexualité variée, cannabis, alcool, nourriture riche... Mouais...

Bouchons-nous les oreilles à la pauvreté des dialogues, à l'accent anglais épouvantable (j'ai, du coup, jamais réussi à imaginer Charlotte Rampling en anglaise parlant à peine le français, elle avait l'accent de la plupart de mes profs d'anglais, et c'est dire…) Bref, quand on écarte tout ça, que reste-t-il? Rien. Ou pas grand-chose. Des clichés.

Reste la piscine, personnage important, le plus important. Un rôle de composition. De décomposition. Au choix. Envahie de feuilles, ou limpide. Avec une bâche ou sans. Un petit matelas rouge gonflable pour la touche finale.

J'ai regardé le début de 5fois2. Marrant comme ça m'a donné le même malaise. J'ai enregistré pour plus tard.

Même en ne sachant ornementer, nul gagnant évidemment.
Des indigents sauraient sans indiscrétion mener une longue aventure, tue inévitablement, ou niée.
Pas moi.

Cerise, c'est pas du gâteau...

En fait, je crois bien que je me suis trompée sur toute la ligne. Me suis trompée de ligne. Téléphonique. C'est pas là qu'on échange le plus. On sait écrire, téléphoner, envoyer des mails. Avec vie n°2, toujours là. Facile, ni vu ni connu. C'est secte-tas qui régale. Discret.
Non, pas ce soir, elle sera là. Non, pas aujourd'hui, je suis avec elle.


Moi aussi je veux un ami Pierrot secret.

dimanche 18 mai 2008

Sûre et alitée...

"Je pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous."
T.T., L'homme approximatif

"
Il n'y a de terrible en nous et sur la terre et dans le ciel peut-être que ce qui n'a pas encore été dit. On ne sera tranquille que lorsque tout aura été dit, une bonne fois pour toutes, alors enfin on fera silence et on aura plus peur de se taire. Ça y sera."
Céline, Voyage au bout de la nuit.

"QUAND le sourire éclatant des façades déchire le décor fragile du matin; quand l'horizon est encore plein du sommeil qui s'attarde, les rêves murmurant dans les ruisseaux des haies; quand la nuit rassemble ses haillons pendus aux basses branches, je sors, je me prépare, je suis plus pâle et plus tremblant que cette page où aucun mot du sort n'était encore inscrit.
Toute la distance de vous à moi - de la vie qui tressaille à la surface de ma main au sourire mortel de l'amour sur sa fin - chancelle, déchirée.
La distance parcourue d'une seule traite sans arrêt, dans les jours sans clarté et les nuits sans sommeil. Et, ce soir, je voudrais, d'un effort surhumain, secouer toute cette épaisseur de rouille - cette rouille affamée qui déforme mon coeur et me ronge les mains.
Pourquoi rester si longtemps enseveli sous les décombres des jours et de la nuit, la poussière des ombres. Et pourquoi tant d'amour et pourquoi tant de haine. Un sang léger bouillonne à grandes vagues dans des vases de prix. Il court dans les fleuves du corps, donnant à la santé toutes les illusions de la victoire.
Mais le voyageur exténué, ébloui, hypnotisé par les lueurs fascinantes des phares, dort debout, il ne résiste plus aux passes magnétiques de la mort.
Ce soir je voudrais dépenser tout l'or de ma mémoire, déposer mes bagages trop lourds.
Il n'y a plus devant mes yeux que le ciel nu, les murs de la prison qui enserrait ma tête, les pavés de la rue. Il faut remonter du plus bas de la mine, de la terre épaissie par l'humus du malheur, reprendre l'air dans les recoins les plus obscurs de la poitrine, pousser vers les hauteurs - où la glace étincelle de tous les feux croisés de l'incendie - où la neige ruisselle, le caractère dur, dans les tempêtes sans tendresse de l'égoïsme et les décisions tranchantes de l'esprit."
Pierre Reverdy, Ferraille (recueil Main d'oeuvre)
Répondeur SFR le ../../.. à ..h.., ce correspondant a cherché à vous joindre sans laisser de message.

Répondeur SFR le ../../.. à ..h.., ce correspondant a cherché à vous mentir sans laisser de message.

Répondeur SFR le ../../.. à ..h.., ce correspondant a cherché à vous oublier sans laisser de message.

Répondeur SFR le ../../.. à ..h.., ce correspondant a cherché à vous ignorer sans laisser de message.
Autant on peut passer sur un acte, autant on ne peut pas passer sur son explication...

auteur méconnu adepte du renoncement

La beauté sera convulsive ...

Au fond rien ne change. Presque rien. Ces mises à l'écart. Ces parts d'ombres étendues qui flottent encore sur les mois passés. Et en guise de réponse: " ". Tout ce qu'il faut taire. Tenter d'oublier. Sans arrêt prendre sur soi. Sans s'arrêter. Sans arrêter d'y croire. S'arrêter juste pour voir. Ne voir que le vert, le bleu, aucune sordide couleur. Les bleus. Au coeur. A l'âme. Les trois bleus et le petit banc de bois au centre. J'suis pas miraude, c'est un vandale inique. A peine ignifugé.
De mon coeur un élu artistique a trompé toute confiance.
Toute caresse toute confiance se survivent. Je te l'ai dit.
Pour toutes ces raisons. Oui. Mais pas pour celles-là...

... Ou ne sera pas...

samedi 17 mai 2008

La parole se meurt dans son propre écho.
Où l'on guette un signe. Une, des réponses. Qui ne viennent pas. Que le silence ou le harcèlement silencieux.
Je n'ai encore rien signé.

Petit toit...

Ça pourrait avoir quelque chose d'angoissant, tout compte fait.

mercredi 7 mai 2008

Travaux d'élèves...


Je doute qu'on gagne un prix mais au moins, ils se sont bien amusés...

mardi 22 avril 2008

Pour tenter de trouver le sommeil, j'ai regardé/écouté une cantate de Bach sur TF1. Edith Wiens au chant, accompagnée par une flûtiste solo dont j'ignore le nom. Pas mal. Un peu vieillot tout ça.

Cela a eu le mérite de me changer les idées sur le moment. Si j'avais vu que chéri ne dormait pas non plus, je lui aurais répondu. Mais j'ai rien entendu. A part la flûtiste.

Doit y avoir un truc bien plus profond que les pensées qui assaillent mon esprit pour être aussi stressé(e)s. Faut vraiment que je me calme et que je cesse de raconter tout et n'importe quoi.

Je commence maintenant.

jeudi 17 avril 2008

" Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences. "

Anna Gavalda, Ensemble, c'est tout.


Un salon pour la musique et la lecture. Pour sauter partout et terminer allongés sur le canapé. Des rangées de livres pour que le chat les renverse en se cachant derrière.
Un petit toit pour toi, petit toi et moi.
Une chambre pour les secrets. Chut… Dis-le-moi, là, au creux de l'oreille. Tout doucement. Et surtout, tiens-moi la main que je m'endorme. Pour ton regard au réveil.
Un petit toit pour toi, petit toi et moi.
Une cuisine pour les fringales quand j'ai faim de toi. Pour le bol de lait et les céréales. Pour les petits et les grands appétits.
Une chambre-palais pour une petite fée, des dessins partout sur les murs et des playmobil en grande conversation existentielle.
Un petit toit pour toi, petit toi et moi.
Un grand placard pour les souvenirs qui ne se jettent pas. Dans des boîtes. Étiquetées. Les autres ne passeront pas la porte.
Une porte d'entrée pour le baiser et le câlin du départ. Pour l'odeur qui reste dans les cheveux.

Un petit toit,
Pour toi,
Petit toi,
Et moi.

mercredi 16 avril 2008

Manque pas d'air, mais d'un "r"

" Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter."

William Shakespeare, Roméo et Juliette


Il a traversé la rue dans un rayon de soleil. Je me suis retenue de faire ce dont j'avais envie.
Il a attendu que je termine la cigarette que je ne fumais pas puisque j'ai arrêté.
Quand il s'est assis sur la banquette en face, j'ai tourné la tête de l'autre côté. De loin, on devait donner l'impression de deux jeunes tourtereaux à un premier rendez-vous, hésitants, gauches et maladroits, évitant les gestes trop rapprochés.
Mais à y regarder de plus près, il y a tout ce désir, tout ce manque de nos étreintes et toutes les questions auxquelles nous tentons de répondre.
Sa main effleure la mienne de temps à autre.
Il parle calmement. Moi, j'essaie de contenir mes propos. Pas toujours évident. J'exige certaines choses. Il est d'accord même s'il ignore ce qui est possible de ce qui ne l'est pas. Il me propose certains arrangements qui ressemblent à une surveillance pénitentiaire. Je refuse. Je veux vérifier certaines choses, c'est tout. Ensuite, je veux qu'on parvienne à s'aimer comme on aurait dû dès le premier jour. Librement.
Parce que je l'aime. Infiniment. Parce que je n'aimerais plus jamais quelqu'un d'autre. J'ai attendu toutes ces années pour le rencontrer. Je ne veux pas le voir partir. Je ne veux plus partir.

Parce que faire l'amour avec lui est inattendu; j'ose tout. Son souffle, son odeur me transcende. Nous n'avons peur de rien. Je peux tout crier. Je peux tout goûter. Je veux tout voir.
Je veux vivre.

mardi 15 avril 2008

L'appartement

D'une certaine façon, je suis heureuse de retrouver mon chez moi.
Je me sens en paix, loin des cris de la télé, des décibels de conversations entre sourds.

Ma part d'optimisme me fait sourire.
Ne pas s'en priver!